11 janvier 2008

Le droit de vivre

Dsc00415

Le droit de vivre

Je m'appelle Oumou Diarra, je viens du Mali, je suis en France depuis le 11 juin 2000. Quelques temps après mon arrivée j'ai rencontré un homme et je suis tombée amoureuse; comme nous étions tous les deux de religion musulmane nous nous sommes mariés religieusement. Lui  vivait avec sa mère et je me suis installée au domicile familial.

A la fin de l'année 2001 j'ai annoncé ma grossesse à mon conjoint et il a reconnu l'enfant au ventre. Mais le conte de fée a viré au cauchemard, je suis devenue la bonne à tout faire de la famille et les injures pleuvent sur moi à longueur de journée.

En avril 2002, il m'a jeté à la rue, j'ai été recueilli dans un foyer pour me protéger et j'ai  donné naissance à Mahamadou S.dit Momo le 22 juillet 2002.

J'ai dû quitter le foyer avec mon enfant en décembre 2002, connaissant peu de personnes, une amie m'a proposé de m'héberger dans son studio à Orléans.

J'ai commencé les démarches auprès de la préfecture du Loiret pour obtenir un titre de séjour et travailler. En parallèle j'ai repris contact avec le père de  l'enfant pour qu’il joue son rôle de père, voire son rôle d’époux. En face il y a eut une fin de non recevoir, Momo a rencontré à deux reprises son père à Orléans dans des lieux publics. Ne pouvant rester chez mon amie, le Samu Social nous a pris en charge et nous avons logé  à Nuit d’hôtel sur la commune de Saran.

Le Préfet refuse le 11 mai 2004 de me délivrer un titre de séjour, j'ai  souhaité faire valoir mes droits et j'ai demandé l’assistance d’un avocat pour que le juge du tribunal administratif statue. Le tribunal administratif du Loiret le 27 septembre 2005 annule la décision de la Préfecture et enjoint le Préfet à réétudier ma demande.

J'obtiens une autorisation provisoire de séjour, je pensais que mon cauchemard était fini et que je pouvais vivre normalement.

J'ai également saisit le Juge des Affaires Familiales pour mettre le père de l’enfant face à ses responsabilités, le juge lui a demandé de verser une pension alimentaire.Voulant fuire ses responsabilités et ne rien verser pour son fils il a demandé au juge qu’un test de paternité soit effectué et en parallèle il a écrit au Préfet du Loiret en lui demandant d’expulser son fils et moi-même.

Le préfet prend acte de la demande du père de l’enfant et je n’obtiens plus d’autorisation de séjour. La Préfecture prononce pour mon fils et moi une procédure d'explusion basée essentiellement sur la lettre du père de l'enfant.

A ce jour, la procédure est en cours devant le Conseil d’Etat.

Le test a révélé la paternité du père de l’enfant et le juge a ordonné le paiement d'une pension alimentaire. En parallèle le père de l'enfant est devenu français par naturalisation sans déclarer son fils au Ministère.

Conclusion, Mahamadou qui devrait être français ne l’est pas.

Je suis au bout du rouleau, je ne vois plus d'issue à ma situation. Je veux juste vivre comme tout le monde avec mon fils. J'ai besoin de votre soutien, aidez-moi.

Posté par Diarra à 12:31 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Le droit de vivre

    le droit des femmes est encore bafoué

    La situation de Oumou et de son fils est insupportable, la position du père de l'enfant est indigne il préfère demander l'expulsion de son fils plutôt que d'assumer ses responsabilités et payer une pension alimentaire. La position de l'état français par l'intermédiaire de la Préfecture n'est pas juste, la demande du père n'aurait pas dû être prise ne compte.
    Je trouve que l'état devrait plutôt rappeler à l'ordre monsieur et donner un droit à madame et à l'enfant comme le souhaitait le tribunal.
    Dans cette situation le droit des femmes est encore bafoué, l'homme a encore trop de pouvoir.
    Il faut que l'état français donne un droit d'installation à Madame et à son fils.

    Posté par sandrine, 15 janvier 2008 à 11:15 | | Répondre
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